Les deux derniers enseignements

Les deux derniers enseignements

Mars-avril 1989

Khyabdjé Kalou Rinpoché

Le Dharma dans le monde

Le Bouddha a donné, pour le bien de tous les êtres, une multitude d’enseignements qui sont inclus dans les trois approches, ou véhicules, que sont le Hînayâna, le Mahâyâna et le Vajrayâna. C’est sous ces formes que le Dharma se diffuse actuellement dans le monde ; il en est ainsi, en particulier, dans la tradition tibétaine que repose sur l’ensemble de ces trois véhicules.

Dépasser son égo

Dans la perspective de l’une ou l’autre de ces approches, il s’agit de dépasser les agissements faits avec l’esprit du samsâra, c’est-à-dire dans un état d’esprit égotique, recherchant son intérêt individuel, et essayant d’acquérir pour soi richesses ou renommée etc., Hînayâna, Mahâyâna et Vajrayâna dénoncent une telle attitude.

Le Hînayâna : le dépassement de la fixation de l’ego

Dans la perspective du Hînayâna, on considère que la forte fixation sur soi-même qui crée l’ego, est la source des quatre-vingt-quatre mille émotions perturbatrices de notre esprit ; plaisir, déplaisir, indifférence, états de conscience supérieurs ou inférieurs, toutes les souffrances du samsâra viennent de cette fixation. Le Hînayâna enseigne le dépassement de la fixation de l’ego en méditant la connaissance transcendante du non-ego.

le Mahâyâna : délivrer et aider tous les êtres

Dans le Mahâyâna, il ne s’agit pas seulement de se délivrer de la fixation de l’ego, mais de délivrer tous les êtres des souffrances du samsâra et de les aider à obtenir la parfaite félicité de l’éveil. Néanmoins, ses pratiques, tout comme celles du Hînayâna, consistent à dépasser les attitudes passionnelles d’attraction, de répulsion ou d’indifférence liées à l’ego.

Le Vajrayâna : la méditation sur une divinité et la récitation de son mantra.

Le propos du Vajrayâna, comme dans le Hînayâna et le Mahâyâna, est le dépassement de la fixation de l’ego : attachements, répulsion et indifférences sont aussi la principale chose dont il faille se libérer. Le sentiment d’exister, la pensée « je suis, j’ai un corps », ainsi que l’expérience de ce que nous considérons habituellement comme réel, tout ce à quoi nous pouvons être attachés, c’est-à-dire toutes les fixations de la saisie dualiste doivent être complètement dépassés. Pour se libérer de telles fixations, les méthodes du Vajrayâna utilisent la méditation sur une divinité et la récitation de son mantra.

La précieuse existence humaine

Par vos connexions antérieures avec les Trois joyaux et le développement de bienfaits réalisé dans vos existences passées, vous avez aujourd’hui obtenu la précieuse existence humaine. De plus, grâce à la bonté du lama, votre ami spirituel, vous pouvez comprendre beaucoup des enseignements, même si vous ne pouvez comprendre tout le Dharma.

L’importance du dépassement de l’égo dans le Dharma

Ce que nous venons de dire est important car, de nos jours, nombreux sont les pratiquants du Dharma qui aspirent à l’état de Bouddha, mais qui n’ont pas encore dépassé les fixations de l’ego ! Ils entretiennent des pensées et des désirs tels que : »il faudrait que j’aie du bonheur, du plaisir, du succès, que je sois connu dans le monde, que j’aie des richesses, que j’aie ceci, cela, etc. » Toutes ces idées viennent d’attachements et de fixations.

La véritable pratique du Dharma

Je vois aussi de nombreuses personnes qui pratiquent tantôt selon l’esprit du Dharma, tantôt selon l’esprit du samsâra. Parfois c’est la partie du Dharma qui domine, parfois celle du samsâra. Ainsi va leur vie. Quelquefois ils pratiquent le Dharma, quelquefois ils l’oublient. Pour vraiment pratiquer le Dharma, il est nécessaire de reconnaître l’état essentiel de l’esprit et de pratiquer ce qui est réellement utile à l’esprit, c’est-à-dire ce qui fait effectivement diminuer les émotions perturbatrices : désir, aversion, aveuglement, orgueil, jalousie, avarice, puis nous en délivre complètement. Si l’on agit dans ce sens, on est véritablement dans la pratique du Dharma.

Orient et occident : même situation mais une approche différente

Tous les pratiquants, qu’ils soient occidentaux ou orientaux, sont fondamentalement dans la même situation : ils ont la précieuse existence humaine et bénéficient de circonstances favorables à une pratique authentique du Dharma. Il y a néanmoins dans leurs approches des différences qui proviennent de la diversité de leurs imprégnations culturelles.

Les Orientaux ont avec le Dharma une familiarité qui leur donne de bonnes dispositions vis-à-vis de lui. Pour eux, d’emblée, les enseignements sont vrais, et ils pensent qu’il est bon de les pratiquer et de les méditer. Ils font facilement et naturellement des récitations de mantra, des prosternations, des circumambulations, des offrandes traditionnelles de lampes à beurre et autres : ils ont, en raison de leur imprégnation culturelle, le sentiment que cela est positif, même s’il n’en est pas beaucoup parmi eux qui comprennent pourquoi ce l’est. Parmi eux, certains méditent profondément, mais même lorsqu’ils ne savent pas méditer, la relation positive qu’ils ont avec les enseignements fait qu’ils peuvent dans leur vie réciter des milliards de mantra tels qu’AUM MANI PEME HOUNG, ou faire de nombreuses fois cent mille récitations du mantra aux cent syllabes de Vajrasattva ; ils peuvent accomplir aussi des activités du Dharma comme fabriquer des tsa-tsa (sortes de petits stûpa miniatures) ou d’autres choses, toutes ces activités étant très positives et utiles pour la pratique.

En occident, l’introduction du Dharma est récente. Celle du Vajrayâna l’est particulièrement et, de ce fait, il n’y a pas d’imprégnation culturelle. Dans l’ensemble, les Occidentaux ont une bonne connexion karmique avec le Dharma : ils l’apprécient et considèrent ses enseignements comme véridiques. Ils ont ainsi une certaine confiance mais elle n’est pas attachée à un passé culturel, ce qui fait qu’ils sont principalement attirés par la méditation. Cela est bien, mais ils ont des réticences vis-à-vis des autres activités telles que les récitations de mantra … Même lorsqu’ils comprennent à peu près le Dharma, ceux qui accomplissent des récitations de MANI, ou de prières de confession aux trente-cinq Bouddhas, ou bien la prière des activités de Samantabhadra, sont très peu nombreux. Toutes sont pourtant des pratiques qui ont été enseignées par le Bouddha comme étant très positives. Cette attitude de leur part résulte sans doute à la fois d’un manque de confiance en le Bouddha, et aussi d’un manque d’habitudes antérieures, d’imprégnation culturelle. En fait, ces différentes activités du Dharma procurent de grands bienfaits et le Bouddha nous les a enseignées pour nous aider. Il y a les bienfaits procurés par la méditation, les puja, les prosternations, les circumambulations, et toutes les pratiques qui purifient le corps et la parole. Il n’y a pas une approche qui soit juste et l’autre fausse, toutes procurent des bienfaits similaires.

L’interdépendance du corps, de la parole et de l’esprit

Celui qui reçoit les enseignements et qui les met en pratique est un être humain constitué d’un corps, d’une parole et d’un esprit. Ces éléments semblent à première vue bien différents, mais ils sont fondamentalement connectés entre eux, et interdépendants. Sans parole, le corps ne saurait s’exprimer, et sans corps, la parole ne pourrait fonctionner. La pratique du Dharma concerne la totalité de notre être, c’est-à-dire notre corps, notre parole et notre esprit. Il y a des actes positifs et négatifs du corps, de la parole et de l’esprit. De même en est-il pour les pratiques de développement de bienfaits et de purifications. C’est l’ensemble de ces pratiques et enseignements du Bouddha qui est utile pour arriver à l’éveil.

L’esprit d’éveil, principale motivation

Maintenant, quel que soit le temps que vous puissiez consacrer à la pratique du Dharma : un an, un mois, une semaine ou un jour, la motivation avec laquelle vous le faites est extrêmement importante. Il convient que ce soit avec bodhicitta, l’esprit de l’éveil ; c’est-à-dire en vous disant que vous allez le faire pour le bien de tous les êtres. Cette attitude intérieure comme base de toutes les pratiques est très importante.

Comprendre la nature de l’esprit et l’importance des enseignements

Dans le cheminement proprement dit, le plus important est de comprendre autant que possible la nature de l’esprit et, si on le peut, faire toute pratique avec cette compréhension pour base. Si l’on peut, en même temps que l’on médite sur la nature de l’esprit, faire avec la parole et le corps récitations et pratiques physiques, celles-ci procureront encore plus de bienfaits.

Comprendre véritablement la nature de l’esprit est quelque chose de très délicat. Il faut que nous y arrivions, qu’un lama nous donne pendant longtemps des instructions et que, de notre côté, pendant longtemps aussi, nous méditions sur ces instructions, examinant l’esprit conformément à celles-ci. Une profonde dévotion envers le lama ainsi que les pratiques de développement ou de purification sont également très importantes. Sans la conjonction de ces différents éléments, il est difficile de reconnaître la nature de l’esprit. Pour que cette reconnaissance soit possible, il faut, d’une part, un lama réalisé ayant des capacités authentiques et, d’autre part, un disciple qualifié par sa dévotion et par ses développements et purifications antérieurs. Lorsqu’une telle rencontre a lieu, le lama peut déceler les capacités supérieures du disciple, et celui-ci, être réceptif aux enseignements du lama. Ce dernier peut alors guider le disciple en lui indiquant directement l’état fondamental de l’esprit. Le disciple, alors, méditera dans cette compréhension. Tout est inclus dans cette pratique, il n’est besoin de rien d’autre. Mais, de nos jours, il est rare de rencontrer de telles qualifications de part et d’autre, et il y a peu de lamas qui enseignent ainsi. Aussi est-il important que je vous en parle. Je suis vieux, mon corps n’est plus en très bon état, et nous ne serons plus longtemps ensemble. Je souhaite en peu de temps vous dire ce qui pourra vous aider. Vous enseigner beaucoup de choses ne serait pas utile.

La vacuité, la luminosité et la connaissance de l’esprit

Qu’est-ce que notre esprit ? L’esprit est un mot. Hormis ce mot, cette appellation, il n’y a rien que l’on puisse désigner comme tel, dont on puisse dire « c’est cela ». L’esprit n’a ni forme, ni couleur, ni rien d’identifiable. C’est ce qu’on appelle sa vacuité.

Cette vacuité de l’esprit est indéfinissable comme l’espace, mais ce n’est pas un vide inerte et obscur, dépourvu de connaissance, car alors l’esprit ne pourrait rien produire, il ne serait d’aucune utilité.

En fait, la nature de cette vacuité est luminosité, c’est-à-dire une lucidité qui est une aptitude à la connaissance. Cette vacuité et cette luminosité ne sont pas deux choses différentes, elles sont indifférenciées.

Il y a ensuite l’intelligence proprement dite et les aspects de sa connaissance. On l’appelle « Chépa » ou « rigpa », le meilleur terme étant sans doute « rigpa ».

La nature de l’esprit est ainsi vacuité-luminosité-connaissance, les trois indissociables, et c’est ce à quoi l’on donne le nom d’esprit.

Si nous cherchons notre esprit, nous ne le trouverons pas ; néanmoins il faut l’observer sinon on ne peut le connaître.

Observer l’esprit en le laissant au repos, sans contrainte ni artifice.

Comment convient-il de l’observer ?

En le laissant sans aucune contrainte et sans aucun artifice (zo tcheu mépa), dans son état naturel.

Cette méditation s’avère très délicate car, quand on laisse ainsi l’esprit dans son état naturel, si celui-ci est dépourvu de lucidité, ce n’est d’aucune utilité, c’est alors tout simplement un état de bêtise qui n’a rien à voir avec la méditation. Si l’on médite ainsi, progressivement et naturellement, on reconnaîtra la nature de l’esprit, et l’on comprendra alors ce dont il s’agit. Mais cette pratique pose un problème dans la mesure où, depuis le début de notre existence dans le samsâra jusqu’à maintenant, nous n’avons jamais su laisser notre esprit au repos. Il est constamment agité par d’innombrables pensées. Elles sont comme des vagues apparaissant continuellement à la surface de l’océan de l’esprit. Cela ne s’arrête jamais.

Il est donc nécessaire d’apprendre à laisser l’esprit au repos. Pour ce faire, il existe les pratiques de chiné (chiné signifie littéralement « rester tranquille »).

Plusieurs façons de « rester tranquille »

Il y a de nombreux types de chiné qui utilisent des moyens variés : certains sont des méditations en la vacuité, d’autres sur des supports tels que des points lumineux (tiglé), etc.

Quel que soit le type de chiné choisi, il faut le pratiquer pendant longtemps, pendant des mois, des années, sinon l’esprit ne peut pas vraiment arriver au repos. De plus, cette pratique de chiné ne doit pas être mélangée à une opacité mentale, sinon on peut passer toute sa vie dans cet état sans résultat, c’est une autre difficulté de la pratique !

La méditation de Tchènrézi

La meilleure pratique, celle qui regroupe le plus d’avantages, est la méditation de Tchènrézi. Une parole issue des enseignements de Tchènrézi dit :

« Celui qui médite sur Tchènrézi, ou l’a simplement présent à l’esprit, purifie des actes négatifs sans limite.

Méditer sur Tchènrézi, ou l’avoir simplement présent à l’esprit, a le pouvoir de purifier les actes négatifs les plus grands, tels que ceux qui ont des conséquences immédiates.

Ceci fut enseigné par le Grand compatissant lui-même. »

Faire la méditation de Tchènrézi, réciter son mantra, et, dans cette pratique, méditer sur la nature de l’esprit, purifie le karma négatif accumulé depuis d’innombrables éons. Cette purification se réalisant, on ne pourra pas manquer de reconnaître la nature de l’esprit, cela se fera alors naturellement.

Nous sommes Tchénrézi

Dans cette méditation de Tchènrézi, nous pouvons commencer par simplement méditer que nous sommes Tchènrézi tout en récitant le mantra continuellement (que ce soit avec un mala, alliant le geste à la parole, ou sans mala, les deux sont possibles). Au début, il peut être difficile de méditer que l’on est Tchènrézi avec tous ses attributs. Si l’on ne peut le voir aussi clairement, cela ne fait rien, il suffit alors simplement de méditer en pensant que l’on est véritablement Tchènrézi, et, avec plus d’habitude dans la pratique, on pourra se le représenter de plus en plus clairement.

Rester en la présence d’une apparence vide

En méditant ainsi sur nous-mêmes comme étant le corps de Tchènrézi, une apparence-vide (nangtong), comme un arc-en-ciel, on laisse l’esprit au repos, sans distraction, et dans cet état, on récite autant de « Mani » qu’on le peut. C’est lorsqu’on médite ainsi que la pratique de chiné se développe naturellement et progressivement. Et puis, de temps en temps, on laisse l’esprit dans la présence de Tchènrézi, détendu, sans artifice, lucide, tout simplement dans sa présence. On demeure ainsi aussi longtemps qu’on le peut. Cet aspect de la pratique est très utile pour aborder la méditation de Mahâmudrâ.

L’expérience de la sonorité du mantra

De temps en temps, tout en récitant continuellement les mani, on laisse l’esprit dans la simple expérience de la sonorité du mantra, sans penser : c’est bien, c’est mauvais, c’est fort, c’est lent, c’est grand, c’est petit, ou quoi que ce soit. C’est aussi un excellent moyen pour développer chiné.

La confiance et les souhaits

Mais ces différentes pratiques ne sont pas seulement des moyens de développer chiné, car si l’on garde à l’esprit la forme de Tchènrézi ou le son du mantra, en même temps que la pratique de chiné, la présence à l’esprit de Tchènrézi a le pouvoir de purifier les éons de karma négatif. Nous sommes maintenant des débutants et notre habileté à laisser l’esprit sans artifice, récitant simplement AUM MANI PEME HOUNG, est peut-être un peu limitée ; si tel est le cas, on peut aussi, sans réciter de mani, laisser simplement l’esprit au repos, sans artifice, autant qu’on le peut. De temps en temps, on peut aussi, se tourner avec confiance vers le Lama Tchènrézi et développer de la compassion envers tous les êtres. On adresse alors au Lama Tchènrézi une prière demandant que tous nous réalisions l’état de Mahâmudrâ. Prier ainsi encore et encore est important.

La dédicace

A la fin de la méditation, on dédie les bienfaits de la pratique à tous les êtres et l’on fait des souhaits positifs. Ceci doit être fait à la fin de toute pratique du Dharma.

L’introduction à Mahâmudrâ

Si l’on fait, en plus de la méditation de Tchènrézi, les pratiques d’introduction à Mahâmudrâ : dans la pratique des prosternations, on médite que l’espace en face de soi est complètement rempli de tous les aspects du refuge. On développe envers eux une grande confiance et une grande dévotion. Puis, avec le corps, on fait des prosternations, avec la parole on récite la formule du refuge, et avec l’esprit on engendre confiance et dévotion.

Le Lama Vajrasattva : le purificateur

Quand nous faisons la récitation du mantra aux cent syllabes, le Lama Vajrasattva est au sommet de notre tête ; nous lui demandons de purifier tous les actes négatifs et les voiles que nous avons accumulés depuis des temps sans commencement.

En méditant ainsi, on récite le mantra. De son corps, coule le nectar qui emplit l’intérieur et l’extérieur de notre propre corps, et qui s’écoule, purifiant tous les actes négatifs et voiles, sortant de nous sous forme d’un liquide noir. A la fin de cette purification, le corps, parole et l’esprit du Lama Vajrasattva et nos propres corps, parole, et esprit, deviennent indifférenciés.

L’offrande du mandala

Quand nous faisons l’offrande du mandala, nous méditons que dans l’espace en face de nous, se trouvent véritablement les Trois joyaux et les Trois sources. Nous leur offrons tout ce qui est beau et agréable comme formes, sons, odeurs, saveurs, impressions tactiles ; nous en emplissons tous les univers, sans limite, et nous méditons qu’ils sont comblés par ces offrandes.

Le yoga du lama Vajradhara

Quand nous faisons le yoga du lama, nous méditons sur notre lama-racine, c’est-à-dire celui qui nous a donné initiations, instructions, transmission, et qui, par la connexion que nous avons eue avec lui est le plus utile à notre esprit. Nous nous le représentons sous l’aspect de Vajradhara. L’aspect est celui de Vajradhara mais, en essence, c’est le lama-racine lui-même. Il est entouré de tous les lamas de la lignée, tous ceux qui ont transmis les enseignements depuis l’origine de la lignée : le Dharmakâya Vajradhara. Nous développons confiance et dévotion envers eux, et nous récitons la formule aux six vers. Son sens est celui d’une prière demandant qu’ils nous octroient la réalisation de Mahâmudrâ. A la fin, nous recevons les quatre initiations, puis l’esprit du lama et le nôtre fusionnent.

Voilà. Maintenant, il convient que vous pratiquiez autant que vous le pouvez !

 

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